« Le horse-ball est devenu une partie de ma vie », Florent Fournier

Florent, candidat de la saison 10 de l’émission « L’amour est dans le pré », est également un horse-balleur émérite. Il a notamment terminé vingt-troisième du classement des buteurs nationaux cette année, et vient tout juste d’intégrer l’équipe Paris Mash concourant dans le circuit Pro Élite 2016. Très simple et bavard, Florent s’est confié à ATOUT CHEVAL ! sur son expérience télévisuelle et ses projets sportifs.

ATOUT CHEVAL ! : À la tête d’un élevage porcin et céréalier en Picardie, on vous connaît pour avoir récemment fait la une des médias en participant à la saison 10 de « L’amour est dans le pré » diffusée sur M6. Vous l’avez fait ! Quel bilan tirez-vous de cette aventure ?

FLORENT FOURNIER : C’est une superbe aventure. « L’amour est dans le pré » reste quelque chose d’unique, qui n’arrive qu’une fois dans sa vie. Ce que je retiens de positif, c’est avant tout le contact que j’ai gardé avec les autres agriculteurs. Ils sont devenus une deuxième famille. Nous essayons de nous voir assez régulièrement avec Thierry et Jackie, par exemple. Nous devrions même passer Noël ensemble si tout se passe bien. Je n’ai pas trouvé l’amour, mais j’ai trouvé une bonne bande de copains. Je ne regrette rien, si ce n’est que la production m’ait fait passer pour le pantouflard de service, mais cela reste une parenthèse.

AC ! : Vous êtes également passionné de chevaux depuis votre plus jeune âge, et plus précisément de horse-ball. Comment avez-vous découvert ce sport ?

F.F. : J’ai découvert le horse-ball par hasard. Je faisais de l’équitation traditionnelle dans un club. Ce même club a proposé un jour une initiation. Je me souviens ne m’être pas trop mal débrouillé. Une équipe s’est formée pour Lamotte-Beuvron, dont je ne faisais pas partie, mais juste avant le départ, une fille s’est cassée la jambe. Je l’ai donc remplacé au pied levé et j’ai attrapé le virus. J’ai fait mon premier match à Lamotte-Beuvron en 1997 et je n’ai jamais lâché. C’est une passion. Le horse-ball est devenu une partie de ma vie. Cette discipline m’a permis de rester dans l’équitation, tout en pratiquant un sport collectif. Je suis un passionné de football, de basket ou encore de rugby. Le horse-ball me permet de partager les matchs avec mon équipe, nous vivons la saison ensemble.

AC ! : Après une saison 2015 passée sous les couleurs de Vendegies-aux-Bois – sixième du circuit Pro – vous venez d’être recruté par l’équipe Pro Élite Paris Mash. Comment allez-vous trouver le temps pour gérer votre exploitation, prendre part au championnat Pro Élite et aux entraînements, et trouver l’amour (Florent a terminé le programme sans rencontrer l’amour, ndlr) ?

F.F. : J’ai l’avantage de pouvoir encore compter sur mon père dans l’exploitation agricole. Cela me permet de me dégager du temps pour les entraînements à Paris, une fois par semaine, à 20h. Je pars à 17h de chez moi et je rentre vers 2h du matin pour me lever à 6h et donner à manger aux cochons. Certes, ce n’est pas à côté, mais je ne me plains pas, j’ai la chance de toucher la balle avec des joueurs d’un très bon niveau. En réalité, nous nous répartissons les week-ends de travail avec mon père. Je réserve mes dix week-ends pour le championnat Pro Élite, et le reste du temps, je travaille à la ferme. Nous arrivons toujours à nous arranger. L’adrénaline de jouer en Pro Élite me maintient, mais c’est tout de même un rythme effréné.

AC ! : Vous êtes certes réputé pour être un très bon buteur (vingt-troisième du classement des buteurs nationaux avec quinze réalisations, ndlr), mais ne pensez-vous pas que votre notoriété soudaine ait pu motiver la direction du club à vous recruter ?

F.F. : C’est possible. J’espère honnêtement que ce n’est pas le cas, et que la direction m’a recruté pour mes qualités de joueur. C’est sûr que le fait d’avoir fait l’émission est un plus. Les personnes me reconnaissent. Lorsque je vais à Paris pour les entraînements, les gens me reconnaissent souvent dans les bouchons sur le périphérique. Ils s’arrêtent, me regardent deux fois, vérifient souvent sur leur téléphone et me saluent. Dans tous les cas, je pense avoir le niveau de cette équipe Pro Élite et je me donnerai les moyens de faire oublier mon passage dans l’émission pour que les personnes s’intéressent à mon jeu et à moi en tant que joueur, tout simplement.

AC ! : Avant vous, d’autres agriculteurs joueurs de horse-ball ont participé au programme d’M6. Parmi eux, Nicolas, que vous connaissez bien pour avoir joué dans la même division. Au-delà du fait de trouver l’amour, pensez-vous que cette émission contribue à faire découvrir la discipline au plus grand nombre ?

F.F. : C’est évident. Il y a deux ans, avec Thomas, l’émission avait montré quelques entraînements de horse-ball. L’an dernier, c’était Nicolas, et cette année, moi. Le public commence forcément à voir de quoi il s’agit et à mettre des images sur le mot horse-ball. Pour notre sport encore peu connu du grand public, c’est une belle vitrine. Et cela peut également créer de nouvelles vocations. Il y a du sport, du contact et cela reste un sport d’hommes. Je le compare souvent au rugby. Comme ce sport, il y a des valeurs fortes telles que le respect des autres joueurs sur le terrain et en dehors.

AC ! : Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

F.F. : D’essayer de gagner le titre Pro Élite. Soyons fous et essayons d’avoir les rêves les plus fous ! Également d’être heureux en amour. Si ce n’est pas avec ma copine actuelle (Florent a confié à ATOUT CHEVAL ! ne plus être un cœur à prendre pour le moment, ndlr.), ce sera avec une autre. Tout simplement, être heureux et faire une belle saison avec mes nouveaux camarades, en espérant que tout se passe bien.

Par Vanessa Robbé – Photo : Aurélien Faidy / M6

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